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Ciné-Histoire présente…

En application de l’arrêté publié au Journal Officiel le 14 mars, portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus « Covid-19 », dont l’interdiction des rassemblements publics, Ciné-Histoire se voit dans l’obligation d’annuler les séances prévues au Saint-André-des-Arts et à l’Auditorium. Nous vous tiendrons informés des nouvelles programmations dès que la situation le permettra. 

 


Cycle 2019-2020 au Saint-André-des-Arts
« Les années 1930 et la montée des totalitarismes »

samedi 7 mars 2020 à 10h30
ROSENSTRASSE de Margarethe Von Trotta

Du 26 février au 6 mars 1943  se déroule à Berlin un événement peu connu : la résistance de femmes allemandes aryennes, mariées à des juifs (donc non  concernés par les lois de Nuremberg). Sur les 5000 juifs restant en ville, 1700 sont mariés à des allemandes (les autres travaillant dans les usines vitales pour la Wehrmacht).

Goebbels veut déjudaïser  la ville et fait arrêter les juifs, époux d’Allemandes qui sont enfermés dans le bureau d’aide sociale de la communauté juive  au 2/4 de la Rosenstrasse. Dès le premier soir, les femmes se massent pour réclamer la libération de leurs maris. Rien ne les fait reculer pendant plusieurs jours, alors que de plus en plus nombreuses, elles résistent à toutes les pressions. Soudain le pouvoir fait libérer les prisonniers allant même jusqu’à récupérer 25 d’entre eux déjà déportés à Auschwitz !

En effet, le moral des Allemands était alors très affecté par la défaite de Stalingrad et les dirigeants nazis avaient peur que le front intérieur ne craque, et que cette résistance ne fasse tache d’huile !

Le film est un hommage à la fidélité des femmes (les hommes, eux, n’ont pas défendu leurs épouses juives !) et il montre que l’action, loin de ne témoigner que symboliquement, peut dans certaines circonstances faire reculer le pouvoir !

Après la projection rencontre avec Lionel Richard, professeur des universités, auteur de nombreux livres sur la culture allemande du XXème siècle

Cinéma le Saint-André-des-Arts
Salle 3
30 rue Saint-André-des-Arts 75006 Paris
(RER St Michel – bus : 38, 85, 96, 21, 27, 63, 87)
Tarifs : 6,50€ et 5€ pour les adhérents Ciné Histoire avec leur carte 


A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville

12 mars 2020 à 14h30 

Qui était Henri Curiel ? …assassiné par qui ?

Ciné Histoire qui s’attache à mettre en lumière des événements peu connus a pensé intéressant de revenir sur la vie de cet homme d’exception. Un homme à part selon Gilles Perrault, dont le livre raconte une vie trop tôt interrompue, par un assassinat non élucidé depuis plus de 40 ans.
Fils d’un banquier juif établi en Egypte, il découvre jeune, la misère des paysans qui travaillent sur les propres terres des Curiel et celle du peuple égyptien en général ! Un âne se loue plus cher qu’un homme, et des enfants de sept à treize ans travaillent sous les coups de fouets des contremaitres européens. C’est ce spectacle qui le conduit à la politique.

Après avoir tenté sans succès de s’engager dans l’armée française en 1939, il fonde une organisation communiste en Egypte. En 1950, il est expulsé par le roi Farouk et s’installe en France.
Henri Curiel en a eu l’intuition majeure dès 1940 : le fait politique marquant de la seconde moitié du XXème siècle serait la puissance de la volonté de libération nationale Il devient ainsi, un des grands citoyens du tiers-monde.

En 1957, il rencontre Francis Jeanson, qui dirige le réseau des porteurs de valises solidaires du Front de Libération Nationale (FLN) algérien, et met à son service son exceptionnel sens de l’organisation, ce qui l’amène à lui succéder lorsque ce dernier est écarté car trop vulnérable. Il veut élargir le réseau et le pérenniser au-delà de la guerre d’Algérie, mais c’est un échec. En 1960, il est lui-même arrêté et passe dix-huit mois à Fresnes. Quand il en sort, il sait que la marginalité sera désormais sa loi !
Comme il côtoie depuis longtemps des militants qui ont appris la clandestinité sous l’occupation nazie, ou dans l’aide au FLN, il met cet acquis au service des mouvements de libération nationale du tiers-monde, ce sera « Solidarité » : quelques dizaines de militants de tous milieux, et de toutes sensibilités (pasteurs protestants, prêtres catholiques, syndicalistes, et membres du Parti communiste, se mettant au service d’autres militants venus du monde entier). Axée sur le tiers-monde, l’aide s’étendra aux réseaux antifascistes, existant dans l’Espagne de Franco, du Portugal de Salazar, de la Grèce des colonels et du Chili de Pinochet.
Mais quinze ans plus tard, il revient sur un problème qui le hante : le conflit israélo-palestinien. Il organise des contacts clandestins entre colombes israéliennes et dirigeants palestiniens Toutes ses activités lui valent évidemment bien des ennemis.En 1976, l’hebdomadaire Le Point sous la plume de Georges Suffert l’accuse d’être « le patron des réseaux d’aide aux terroristes ». Dans un temps où l’Europe était confrontée aux violences de ceux-ci, l’accusation équivalait à une condamnation capitale ! Assigné à résidence à Digne, assignation levée devant le vide du dossier, il est abattu, quelques mois plus tard, au pied de son immeuble le 4 mai 1978.

Le crime restera impuni, l’enquête sera close en 2009. La justice la rouvre en 2018, suite aux révélations posthumes d’un activiste d’extrême droite, René Rescitini de Says. Depuis 2019, une plaque commémorative a été apposée sur l’escalier menant à la rue Rollin.

Nous vous projetterons le film de Jean-Charles Deniau et Khaled Melhaa auquel a participé Emilie Raffoul, journaliste et productrice, qui sera présente parmi nous. Autre invité Alain Gresh, fils d’Henri Curiel. Alain Gresh est directeur du journal en ligne Orient XXI. L’écrivain bien connu, Gilles Perrault, qui a passé plusieurs années à écrire une biographie d’Henri Curiel, Un homme à part, participera aussi au débat, de même que Sylvie Braibant, journaliste, cousine d’Henri Curiel et membre du « collectif secret défense, un enjeu démocratique ».

La table ronde sera animée par Dominique Vidal, journaliste et historien, qui a proposé cette séance à Ciné Histoire !

Les élections municipales provoqueront une pause dans notre activité à l’Auditorium ,car Madame Catherine Vieu Charier qui nous a toujours soutenus et que nous remercions, quitte son poste. Cette éclipse durera le temps que soit constitué le nouveau cabinet ! mais le ciné club continue.

Entrée libre mais inscription obligatoire dans la mesure des place disponibles
cinehistoire2gmail.com
ou par courrier à Ciné histoire 8 rue Dupleix 75015 Paris


Séances du ciné club à venir

Cycle 2019-2020 au Saint-André-des-Arts
« Les années 1930 et la montée des totalitarismes »

Toutes les séances sont suivies d’un débat avec un spécialiste de la question.

Attention : les dates peuvent être interverties selon les disponibilités des intervenants.



A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville

Projet non daté

Rétrospective René Vautier (avec la cinémathèque de Bretagne)
3 films : Avoir 20 ans dans les Aurès
Afrique 50
Vous avez dit Français. 

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