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Ciné-Histoire présente…

Cycle 2019-2020 au Saint-André-des-Arts
« Les années 1930 et la montée des totalitarismes »

4 janvier 2020 à 10h30
La règle du jeu de Jean Renoir

Nous agrémenterons déjà votre week-end de retour de vacances (si vous en avez pris) par la projection le 4 janvier, au cinéma Saint-André-des-Arts à 10h 30, du film « credo » des cinéphiles, selon François Truffaut, La règle du jeu de Jean Renoir.

Un Renoir conscient du désastre que serait la Seconde Guerre mondiale qui s’annonçait et qui voulait illustrer la phrase « Nous dansons sur un volcan ». Sa façon d’interpréter l’esprit du monde, à cette époque-là, était précisément de ne pas parler de la situation, mais de partir d’une histoire légère.

Il s’inspire en l’occurrence de la pièce de Musset : Les caprices de Marianne. Il y introduit nombre d’éléments qui en font l’une des plus virevoltantes histoires d’amour, où chacun a ses raisons, tout en décrivant une société légère et décadente. La virtuosité de la mise en scène, fait doucement monter en puissance la dimension tragique du film, où in fine, la règle u jeu doit être respectée. Celle-ci, où l’on tue pour survivre, est bien le reflet d’un monde dont la légèreté conduit tout droit à un statu quo mortifère. A partir de cette comédie virevoltante, La règle du jeu annonce pourtant avec pessimisme la fin d’une époque.

Le film sera commenté par Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris I, spécialiste de l’histoire sociale de la France contemporaine à travers ses dimensions politiques et culturelles.

Cinéma le Saint-André-des-Arts
Salle 3
12 rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
(RER St Michel ou Odéon
bus : 38, 85, 96, 21, 27, 63, 87)
Tarifs : 6,50€ et 5€ pour les adhérents Ciné Histoire avec leur carte 

 


A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville

6 janvier 2020 à 14h30
Séance « Polar et Histoire »

C’est désormais la tendance dominante en matière de roman policier, le « polar historique ». Cette vogue en cumule deux : l’attrait d’un genre littéraire et le goût de la plongée dans le passé. Quelques exemples parmi bien d’autres en témoignent.

Le Paris des dernières décennies d’avant la Révolution, sous Louis XV et Louis XVI, sert ainsi de toile de fond aux aventures de Nicolas Le Floch, de Jean-Francois Parot, hélas disparu en 2018. Une douzaine de romans ont été adaptés à la télévision.

Philippe Kerr est lui aussi décédé en 2018. On lui doit en particulier une série qui a pour héros le personnage du policier Bernie Gunter, lequel opère dans le Berlin du nazisme et de l’après-guerre. C’est notamment le cas dans l’exceptionnelle Trilogie berlinoise.

L’Américaine Donna Leon raconte dans une trentaine de livres les enquêtes du commissaire Brunetti, qui ont pour décor la Venise contemporaine et pour ressort ses contradictions de classe. La télévision allemande en a tiré une série très aseptisée.

Dans un passé beaucoup plus lointain, Anton Gill (un de ses noms de plume) fait évoluer son scribe Huy à travers l’Egypte antique, après la mort d’Akhenaton. Il fait ainsi revivre une des périodes les plus troublées de l’histoire pharaonique.

Si Meurtres pour mémoire reste un modèle du genre, c’est que Didier Daeninckx, et Laurent Heynemann, qui en a tiré le film que nous présentons, n’ont pas seulement travaillé sur un événement historique. Ils ont contribué à ressusciter une page noire de l’histoire de la guerre d’Algérie: le massacre des manifestants pacifiques du 17 octobre 1961, véritable tabou politico-médiatique jusqu’à la fin des années 1980.Historien formé notamment à Oxford, Paul Doherty a notamment inventé Hugh Corbett, un clerc royal devenu le gardien du sceau sous Edouard Ier d’Angleterre et qui résout des meurtres restés impunis dans l’Angleterre, l’Ecosse et le pays de Galles de la fin du XIIIe siècle.

Didier Daeninckx sera là pour présenter le film qu’a tiré Laurent Heynemann de son livre Meurtres pour mémoire.

Il sera entouré de :
– Alain Ruscio, historien qui s’est consacré à l’histoire coloniale, auteur entre autres de Nostalgerie (La Découverte 2015) puis Les communistes et l’Algérie (La Découverte 2019)
– Daniel Mermet, journaliste, écrivain, et producteur de radio « La bas si j’y suis », qui a été témoin de la nuit du 17 octobre 1961.

 

Entrée libre mais inscription obligatoire dans la mesure des place disponibles
cinehistoire2gmail.com
ou par courrier à Ciné histoire 8 rue Dupleix 75015 Paris


A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville

12 mars 2020 à 14h30 

 Vie et mort d’Henri Curiel, qui, comment et pourquoi ?
Projection de Henri Curiel : un crime politique de Jean Charles Deniau et Khaled Melhaa.
En présence d’Alain Gresh, son fils


Séances du ciné club à venir

Cycle 2019-2020 au Saint-André-des-Arts
« Les années 1930 et la montée des totalitarismes »

Toutes les séances sont suivies d’un débat avec un spécialiste de la question.

Attention : les dates peuvent être interverties selon les disponibilités des intervenants.



A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville

Projet non daté

Rétrospective René Vautier (avec la cinémathèque de Bretagne)
3 films : Avoir 20 ans dans les Aurès
Afrique 50
Vous avez dit Français. 

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