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CYCLE ALAIN RESNAIS ET L’HISTOIRE

Cine Histoire présente trois films des années 50/60 qui ont des guerres en toile de fond, et alors que cette guerre dont il est question n’est jamais explicitement repré- sentée à l’écran. L’Algérie pour Muriel ou le temps d’un retour ; l’Espagne pour La Guerre est finie et la Seconde Guerre mondiale pour Hiroshima mon amour.
Pour ces trois films Resnais s’est entouré d’auteurs venus du monde littéraire comme Jean Cayrol (auteur de l’inoubliable Nuit et brouillard).
Pour Muriel, Jorge Semprun pour La Guerre est finie, et Marguerite Duras pour Hiroshima mon amour.
Comment ces films ont-ils passé ce demi siècle, et comment nous , spectateurs d’aujourd’hui les recevons nous, alors que nos perceptions du monde ont été transfor- mées ?
C’est ce dont le public pourra discuter avec Denitza Bantcheva, critique de films auteure de nombreux ouvrages sur des réalisateurs et vice-présidente du jury du Prix Lumière.
Chaque séance sera animée par Denitza Bantcheva après la projection.

Samedi 10 Novembre 2018 à 10h30

La guerre est finie
de Alain Resnais
France 1966- 120’
Avec Yves Montand , Ingrid Thulin, Geneviève Bujold…
Scénario : Jorge Semprun

Le titre s’inspire du document par lequel Franco déclara le 1er avril 1939 que la guerre civile était terminée.

Diego militant du Parti communiste espagnol vit à Paris. Il passe régulièrement la frontière sous des identités d’emprunt pour assurer la liaison entre les militants exilés et ceux resté en Espagne. De retour d’une mission difficile, Diego se prend à douter du sens de son action et des moyens mis œuvre.

Le film interroge sur les nouvelles formes de lutte possibles qui pourraient permettre le retour de la démocratie en Espagne.

A travers le scénario c’est toute l’histoire personnelle de Semprun – sa lutte comme clandestin du parti et son éviction en 1964 pour divergences de vues avec le secrétaire général Santiago Carillo – qui est mise en scène.

Retiré de la compétition du Festival de Cannes 1966 sur exigence du ministre de l’intérieur espagnol, le film est sélectionné pour le festival tchèque de Karlovy Vary et là aussi, il doit être retiré. Grace au cinéaste Milos Forman, il est projeté hors compétition et reçoit un prix spécial.

Après le film, rencontre avec Denitza Bantcheva, auteure et critique de films, vice-présidente du jury du prix Lumière.

Cinéma Les 7 Parnassiens
98, boulevard du Montparnasse – Paris 14e
(Métro : Vavin ou Edgar Quinet ; bus : 58, 82, 91)
Tarif : 5 euros pour les adhérents de Ciné Histoire à jour de leur cotisation (carte demandée) et 6,20 € pour tous.

 

Séance pour le CNRD 2019

Notre prochaine séance à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville aura lieu le 15 janvier 2019. Elle sera consacrée au Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) dont le thème cette année est

« Répressions et déportations en France et en Europe »

La Filmographie de Ciné histoire

Des films dont certains sont en DVD :
Rome Ville ouverte, Roberto Rossellini, Italie, 1945, 103 min.
Le temps du ghetto de F. Rossif, 1961, 82 min.
Section spéciale de Costa Gavras 1975
Pétain de Jean Marbeuf d’après Marc Ferro 1993
La mort à 15 ans de F. Cassenti 2002
Amen de Costa Gavras 2002
Le camp d’Argeles de Felip Solé 2008
Katyn de Wajda 2007
Einsatzgruppen de Prazan 2009
L’armée du crime de Guediguian 2009
Pétain de Muxel et de Sollier, 2017,118 min.
Le Struthoff de Huntziger, cf. INA
Le Struthoff, Un documentaire de Alain Jomy et Monique Seemann
Struthof, le camp oublié, de A. Chaumier Leconte avec Frédérique Neau Dufour, 2017, 52 min.
Sophie Scholl – Les derniers jours (Die letzten Tage), de Marc Rothemund, 2006

Sur demande à Ciné Histoire :

Kirschen la mort à 15 ans avec les archives du procès de la Maison de la Chimie (paf 8 euros)
Le Camp d’Argeles de F. Solé (seul film sur ce camp)
Témoignages de Stéphan Hessel et du Général d’Astorg sur le travail à Dora
Être sans destin d’après Imre Kerstz, un extrait
La résistance au Musée de l’homme

 

L’AFFAIRE MAURICE AUDIN

Ciné Histoire, dont la vocation est de montrer des événements peu connus, avait organisé, en 2011, deux séances autour du film de François Demerliac, La disparition. Ces deux séances, en présence de Josette Audin, l’épouse de Maurice Audin, de Henri Alleg, son ami (hélas, disparu depuis) et d’historiens comme Raphaëlle Branche, ont fait salle comble.
Une nouvelle séance sera organisé le jeudi 14 février 2019 à l’auditorium de la ville de Paris.

À lire :

– L’invitation et le programme de notre séance de 2011 (voir ci-dessous)
– « La Question » de Henri Alleg, Editions de Minuit, 1958 (censuré et édité en Suisse et diffusé par Niels Anderson)
– « Une vie brève » de Michèle Audin, Gallimard, 2013
– « L’Affaire Audin » de Pierre Vidal Naquet, Editions de Minuit, 1989
– « La vérité sur la mort de Maurice Audin » de J.C. Deniau, 2017

INVITATION ET TEXTE DE LA SÉANCE
DU MERCREDI 26 JANVIER 2011