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Journée nationale de la Résistance – 27 mai 2019 – Place de la République à Paris

Ciné Histoire sera présente pour la Journée nationale de la Résistance le 27 mai sur le stand des « Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation »


SÉANCE : « Jean-Richard Bloch (La vie à vif) et sa fille France (France Bloch et Fredo Serazin) une famille engagée… » le 14 mai 2019 à 14h à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.

Deux films de Marie Cristiani en sa présence : Jean-Richard Bloch (La vie à vifet sa fille France (France Bloch et Fredo Serazinune famille engagée…

Jean-Richard Bloch, personnalité marquante de l’entre deux guerres est avant tout un humaniste, républicain forcené, qui espère changer le monde. Il est l’époux de la sœur de l’écrivain André Maurois. Son œuvre, et sa correspondance, la plus volumineuse de la BNF, permettent d’approcher l’homme au parcours tragique et lumineux, et d’entendre sa voix qui donne envie d’aller plus loin ! Se situant entre socialisme et communisme, il participe en 1937 avec Aragon à la fondation du quotidien communiste « Le soir » mais il n’adhère au Parti communiste qu’en 1939 quelques semaines avant le pacte germano-soviétique.  Menacé en tant que juif et communiste, il s’exile avec son épouse à Moscou, d’où il intervient pendant toute la guerre à Radio Moscou. Lorsqu’il revient, après guerre, à Poitiers dans sa maison, sa mère, sa fille et son gendre ont disparu. Il meurt en 1947 et sa maison « La Mérigote » est rachetée par la municipalité de Poitiers qui en fait un lieu d’accueil pour les artistes créateurs.

France Bloch, après de brillantes études littéraires, entreprend des études de physique-chimie et entre comme chercheuse à l’école du même nom. Elle en est exclue en 1940 par les lois antijuives de Vichy. Inscrite au parti communiste depuis 1936, elle y rencontre à la section du 14e Fredo Serazin, ouvrier métallurgiste, et elle l’épouse en 1939. Leur vie commune sera hélas très brève, car Fredo, mobilisé puis arrêté, sera déplacé de camp en camp, avant d’être massacré par la Gestapo en 1944. Mettant à profit ses qualités de chimiste, elle dirige un laboratoire clandestin au 5 avenue Debidour (XIXe arrondissement), où sont fabriqués grenades et détonateurs destinés aux combattants de la lutte armée. Elle est arrêtée en 1942 et transférée (Nacht und .Nebel) à Hambourg où elle est guillotinée le 12 février 1943, neuf jours avant ses trente ans !

La séance aura lieu en présence de Marie Cristiani, réalisatrice, auteure de Mon Fredo ( Ed. Arcane 17, 2018) et de Alain Quella Villeger, conseiller historique du film La vie à vif et auteur en 2019 de France Bloch Serazin, une femme en résistance (Ed des femmes).

ENTREE LIBRE MAIS INSCRIPTION OBLIGATOIRE 
cinehistoire2@gmail.com ou nicoledorra@gmail.com

 


CYCLE FASSBINDER ET L’ALLEMAGNE DE SON TEMPS

Je me demande souvent où je me situe dans l’histoire de mon pays ? pour- quoi suis-je allemand ? (R.W.Fassbnider)

Rainer Werner Fassbinder est incontestablement le héros cinématographique des années soixante dix ! Il laisse une œuvre théâtrale et cinématographique imprégnée par l’histoire , la politique, et la réalité quotidienne, parfait moulage d’une époque.

Depuis la disparition du cinéaste le 10 juin 1982, son œuvre prend chaque année une importance croissante, importance esthétique, et idéologique allemande et européenne. D’une fécondité rare :, En dix sept ans de 1965 à 1982, il aura laissé quarante films et des œuvres de théâtre et de télévision, non sans être acteur pour d’autres réalisateurs !

Il est l’artiste qui permet aujourd’hui de comprendre ce que fut le retour et l’installation de la démocratie en Allemagne, démocratie partagée entre les politiques majoritaires et l’évidence des minorités (culturelles sociales et sexuelles) .Entre la paix retrouvée et certaines violences inévitable.

Ces trois films vous seront commentés par Denitza Bantcheva, auteure et critique de films et membre du jury du prix Lumière, qui a dirigé un ouvrage collectif Fassbinder l’explosif (Editions Corlet et Arte diffusion, 2005).


 

SÉANCE 3 – Samedi 18 mai 2019 à 10h30

LA TROISIEME GENERATION
De Rainer Werner Fassbinder

Allemand 1979 – 105’ – avec Hanna Schigulla, Harry Baer, Hark Bohm, Eddie Constantine, Bulle Ogier…

La question du terrorisme telle qu’elle s’est posée en Allemagne dans les années 70 avec la bande à Baader et la fraction armée rouge devait un jour pas- ser par Fassbinder qui n’a cessé de scruter son pays et ses violences.

Le titre du film fait référence aux trois générations du terrorisme, sujet malheureusement très en vogue !

La première génération était celle de 68. Des idéalistes qui voulaient changer le monde, et pensaient pouvoir le faire avec des mots et des manifestations.

La seconde, le groupe Baader Meinhof, passa de la légalité à la lutte armée et à la criminalité.

La troisième qui est décrite ici agit sans réfléchir, n’a ni idéologie ni politique, et se laisse manipuler sans le savoir.

La troisième génération est un vision du terrorisme déjà étonnamment pleine de distanciation, un peu à la manière d’une pièce de théâtre.

Après la projection, rencontre avec Denitza Bantcheva, auteure , critique de films membre du jury du prix Lumière qui a dirigé un collectif “Fassbinder l’explosif” (Ed Corlet 2005)

Cinéma le Saint-André-des-Arts
Salle 3
12 rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
(RER St Michel ou Odéon ; bus : 38, 85, 96, 21, 27, 63, 87)
Tarif :6,50€ et 5€ pour les adhérents Ciné Histoire avec leur carte

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