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Histoire d’un Juste à Marseille : VARIAN FRY

Par Visité 4274 fois , 1 Visite(s) du jour

Start Date: 25 octobre 2007
End Date: 25 octobre 2007
Time: 09:00 to 17:00

Adresse de messagerie: contact@cinehistoire.fr

Location: 5 rue Lobau 75004

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Description

En partenariat avec laLigue de l’Enseignement et l’association Varian Fry France
Sous le parrainage de la Fondation de la Résistance
Avec le soutien de la ville de Paris

9h30 Inauguration de la journée par M. l’Ambassadeur Stéphane Hessel
(Mme Helen Hessel, sa mère, faisait partie de l’équipe de Varian Fry)

Les débuts de la mission Fry

9h30 Projection de « Mission sauvetage ». Film de Richard Kaplan (1998)

10h Marseille entre 1940 et 1942 : ville carrefour, ville piège
« Marseille, première capitale de la Résistance » par R. Mencherini, historien.
« Les réfugiés dans les camps du sud » par Olivier Lalieu, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire du Mémorial de la Shoah.

11h Varian Fry et le Comité américain de secours 
« Filières clandestines et politique officielle » par JM Guiraud, président de l’association Varian Fry France
« Du sauvetage à la Résistance » par JM Guillon, historien

Du sauvetage aux exils

14h15  Projection de « Varian Fry passeur d’artistes ». Film de David Kerr (1998)

15h15  Contextes de l’action de Varian Fry
« Trajectoire et politique de Carian Fry dans le contexte américain » par Laurent Jeanpierre, historien et sociologue.
« Varian Fry et les surréalistes à la Villa Air Bel » par Jm Guiraud

16h15 Les effets de la mission Fry : influences croisées dans l’art et la culture
Germain Viatte, ancien directeur du musée de Marseille
Laurent Jeanpierre
Anne-Marie Duranton Crabol, historienne

Témoignage de Nicole Dorra

« Pendant plusieurs mois, j’ai vu mon père partir pour Marseille dans l’attente de ce papier magique, « le Visa »… Varian Fry, pour moi est resté « l’homme des visas »…

« En 1940, Marseille est le premier port de France et le seul port de la zone dite libre, tous les consulats y sont représentés. Marseille, ville multiple et éclatée où se pressent tous ceux que l’Allemagne pourchasse, dos à la mer. S’y côtoient des réfugiés de la guerre d’Espagne, des exilés germanophones arrivés par vagues successives, depuis 1933 pour les opposants au régime nazi, puis les artistes et les intellectuels après l’exposition de Munich en 1936 sur « l’art dégénéré », puis les Juifs autrichiens après la « Nuit de Cristal » en 1938. Pour tous ceux-là, Marseille est la terre du dernier espoir, le bout de la route au delà de laquelle finit l’Europe et commence l’Amérique, que la plupart veulent rejoindre. Mais il y a aussi les militaires, notamment polonais et les anglais qui veulent continuer le combat, et enfin les réfugiés de la zone occupée.

C’est donc dans cette ville qu’arrive, en août 1940, Varian Fry, journaliste sans expérience, chargé par le Comité Américain de Secours (CAS), de ramener en Amérique, en un mois, 200 des personnalités les plus exposées à la répression nazie, du fait de l’article 19 de la convention d’armistice qui stipule que « le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands désignés par le gouvernement du Reich et qui se trouvent en France.
Il y est resté un an, a sauvé 2 000 personnes connues, mais aussi inconnues. Il a été, au bout d’un an, abandonné par son gouvernement et forcé de rentrer aux États-Unis. À son départ, ses adjoints Daniel Bénédite (qui après la défaite, démissionne de la préfecture et rejoint Marseille à l’appel de son amie Mary Jayne Gold ), Jean Gemähling et Sylvain Itkine sont passés à la Résistance.

Varian Fry a fait une œuvre créatrice puisque, grâce à lui, nous pouvons aujourd’hui lire l’œuvre d’Hannah Arendt, André Breton, et bien d’autres. Sans lui, le visage de l’art américain d’après guerre aurait été différent : les surréalistes sauvés par Varian Fry ont influencé les artistes américains.

Cet homme ordinaire, qui a vécu une aventure extraordinaire, dit lui-même : « J’ai vécu une aventure dont je n’avais jamais rêvé. J’ai suscité et découvert en moi des ressources énormes d’imagination et de courage que jamais auparavant je n’aurais cru posséder. Je me suis battu contre des enjeux énormes ce dont, malgré la défaite finale, je crois que je pourrai toujours être fier. »

C’est une personne seule qui a marché à contre-courant de l’opinion publique et de la politique inhumaine d’un gouvernement.

Et pourtant, Varian Fry est mort, seul, dans son chalet, à Ridgefield, Connecticut, en 1967, dans l’anonymat. »

Nicole Dorra

 

Organisateurs

Organisé par : Ciné-Histoire Adresse :8 rue Dupleix 75015 Paris Tél :01 56 58 05 28 (Fax) Email :contact@cinehistoire.fr Site Web :http://www.cinehistoire.fr

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Catégories de l'Evénement : Cinéma, Documentaires, Hotel de Ville, Projections et Rencontres.

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