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Mortal Storm

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Start Date: 4 octobre 2014
End Date: 4 octobre 2014
Heure: 10:30 to 12:30

Location: 57 rue de babylone

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Description

CYCLE HOLLYWOOD ET LE NAZISME

Moral Storm
De Franck Borzage
USA – 1940 – 100’
Avec James Stewart, Margaret Sullavan…

Frank Borzage réalisateur connu pour des œuvres majeures du muet, était un peintre de l’amour jusque-là assez apolitique. Mais il est un des premiers à réaliser en 1940, un film dénonçant le nazisme avant l’entrée en guerre des Etats Unis.

L’industrie hollywoodienne étant alors soumise aux dictats de l’Allemagne, avec ce film, MGM voit toute sa production interdite en Allemagne.
Le film débute par la peinture d’une petite ville tranquille et la description d’une famille unie et heureuse. L’épouse du Pr Roth a eu 2 fils d’un premier mariage, et une fille avec le professeur qui est juif. Les deux garçons considèrent Freia comme leur sœur. Dès l’accession d’Hitler au pouvoir, leurs différences d’origine remontent à la surface et la cohésion familiale est brisée. Le village se transforme, les habitants rallient la masse, des milices se forment, les libertés sont bafouées, la peur envahit les rues et les maisons.
Montrant une population basculant dans le fascisme, ce film est l’un des plus lucides et des plus réalistes dans le contexte historique de l’époque. On y voit des autodafés et la première représentation d’un camp de concentration.

Débat avec Alain Riou

Cycle Hollywood et le nazisme

Quels ont été les rapports de Hollywood avec le nazisme ? Une étude universitaire américaine de Ben Urwand va paraître en France cette année : « Collaboration : Hollywood’s pact with Hitler ».

Entre 1934 et 1941 (entrée en guerre des Etats Unis,) aucun film n’est sorti sans l’aval de l’Allemagne, sauf deux ou trois exceptions ! Ceci, alors que les principales compagnies étaient pour la plupart dirigées par des exilés juifs !
Cette soumission s’explique par le fait que l’Amérique se remet difficilement des années de crise, associées à une baisse des recettes lors de l’avènement du parlant. Or, les rentrées cinématographiques représentent la première part de l’économie des Etats Unis. Il n’est donc pas question de perdre le marché allemand. L’Allemagne a le plus grand nombre de salles de cinéma en Europe. Enfin la majorité de l’opinion publique est isolationniste et antisémite.
C’est ainsi que les compagnies acceptent de licencier leurs représentant juifs à Berlin. Un de leurs directeurs (non juif) est même obligé de divorcer de son épouse juive qui sera déportée par la suite. Le silence devant le nazisme était un gage de patriotisme pour des hommes qui se voulaient plus américains que les Américains !

C’est pourquoi entre 1934 et 1941, le consul allemand à Los Angeles, Georg Gyssling, est convié à lire les scénarios, regarder les premiers montages, et suggérer des coupes, car chaque studio qui produira un film anti-allemand sera banni du pays pour chacun de ses autres films. Il s’oppose ainsi à la sortie en 1934 de ce qui aurait dû être le premier film antinazi à Hollywood : The Mad Dog of Europe.

Cependant, en 1936, Jack Warner finance activement la « Hollywood Anti Nazi League for the Défense of Démocracy » qui fait plus pour prévenir de la menace hitlérienne que n’importe quelle autre organisation. Hollywood était la vitrine des Etats-Unis que ce serait-il passé si davantage de productions hollywoodiennes avaient alerté l’Europe de la menace nazie ? »

Nous montrerons des films choisis en fonction de cette problématique : avant l’entrée en guerre, pendant, et après la guerre. Films rares, souvent méconnus, qui illustreront au cours de ce cycle l’évolution de cette représentation. Nous insisterons sur les conditions de leur tournage pendant la période du nazisme.

Organisateurs

Organisé par : Ciné-Histoire Email :nicoledorra@gmail.com

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Catégories de l'Evénement : Cinéma, Cinéma la Pagode, et Projections.

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