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Vivre libre

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Start Date: 6 décembre 2014
End Date: 6 décembre 2014
Heure: 10:30 to 12:30

Location: 57 bis rue de Babylone 75007 Paris

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Description

De Jean Renoir
USA – 1943 – 103’
Avec Charles Laughton, George Sanders et Maureen O’Hara…

accueilli outre Atlantique, décrié en France en 1946. On y voit une petite ville, « quelque part en Europe », mais à l’évidence française, aux prises avec les problèmes de l’occupation : collaboration, résistance, et passivité.
Si les débuts du film sont très convenus, ils mettent en valeur l’extraordinaire performance de Charles Laughton, qui atteint un rare degré de justesse dans l’expression de la couardise irrépressible, puis dans l’assurance tranquille d’un homme qui a appris à domestiquer sa peur. « Chez Renoir on devient un héros en étant simplement un homme ».
C’est ce qu’illustre Charles Laughton instituteur timoré indifférent tout d’abord aux enjeux de l’occupation. La dernière partie du film où il s’exprime devant un tribunal (bien improbable !) est un morceau d’anthologie. Ce film devait permettre aux Américains de s’identifier aux peuples occupés et leur apprendre que l’arrière pouvait être un front combattant, que des gens ordinaires pouvaient avoir un rôle à jouer contre le fascisme.

Cycle Hollywood et le nazisme

Quels ont été les rapports de Hollywood avec le nazisme ? Une étude universitaire américaine de Ben Urwand va paraître en France cette année : « Collaboration : Hollywood’s pact with Hitler ».

Entre 1934 et 1941 (entrée en guerre des Etats Unis,) aucun film n’est sorti sans l’aval de l’Allemagne, sauf deux ou trois exceptions ! Ceci, alors que les principales compagnies étaient pour la plupart dirigées par des exilés juifs !
Cette soumission s’explique par le fait que l’Amérique se remet difficilement des années de crise, associées à une baisse des recettes lors de l’avènement du parlant. Or, les rentrées cinématographiques représentent la première part de l’économie des Etats Unis. Il n’est donc pas question de perdre le marché allemand. L’Allemagne a le plus grand nombre de salles de cinéma en Europe. Enfin la majorité de l’opinion publique est isolationniste et antisémite.
C’est ainsi que les compagnies acceptent de licencier leurs représentant juifs à Berlin. Un de leurs directeurs (non juif) est même obligé de divorcer de son épouse juive qui sera déportée par la suite. Le silence devant le nazisme était un gage de patriotisme pour des hommes qui se voulaient plus américains que les Américains !

C’est pourquoi entre 1934 et 1941, le consul allemand à Los Angeles, Georg Gyssling, est convié à lire les scénarios, regarder les premiers montages, et suggérer des coupes, car chaque studio qui produira un film anti-allemand sera banni du pays pour chacun de ses autres films. Il s’oppose ainsi à la sortie en 1934 de ce qui aurait dû être le premier film antinazi à Hollywood : The Mad Dog of Europe.

Cependant, en 1936, Jack Warner finance activement la « Hollywood Anti Nazi League for the Défense of Démocracy » qui fait plus pour prévenir de la menace hitlérienne que n’importe quelle autre organisation. Hollywood était la vitrine des Etats-Unis que ce serait-il passé si davantage de productions hollywoodiennes avaient alerté l’Europe de la menace nazie ? »

Nous montrerons des films choisis en fonction de cette problématique : avant l’entrée en guerre, pendant, et après la guerre. Films rares, souvent méconnus, qui illustreront au cours de ce cycle l’évolution de cette représentation. Nous insisterons sur les conditions de leur tournage pendant la période du nazisme.

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Organisateurs

Organisé par : Ciné-Histoire

A propose de l'Organisateur :

Catégories de l'Evénement : Cinéma, Cinéma la Pagode, et Projections.

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